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Trois tendances de l’industrie des cosmétiques qui devraient disparaître

S’il y a quelque chose qui suscite de l’exaspération chez moi, c’est bien le monde des cosmétiques de pharmacie. Voilà, c’est dit. Bon, je reconnais la créativité des compagnies pour trouver des manières de nous faire acheter des affaires inutiles et trop chères, mais de voir autant d’argent et de talent dépensés à cet endroit m’attriste. Voici trois aspects de cette industrie milliardaire qui me déplaisent au plus haut point. Gens de marketing, mon message s’adresse à vous, parce que vous avez des croûtes à manger avant de m’impressionner.

Les produits “pour hommes”

Vous les avez certainement remarqués dans l’allée des cosmétiques lors de votre dernier passage à la pharmacie. Souvent, leurs étiquettes sont plus carrées et les couleurs oscillent entre le bleu, le gris et le noir. Pas de doute, on est bien devant les produits pour hommes. Parce qu’un homme, un vrai, ça ne se lave pas avec un savon au géranium, que nenni! Un homme, un vrai, c’est VIRIL. Et la virilité, ça ne fait pas bon ménage avec les fleurs, paraît-il.

Cette stratégie s’appelle le marketing genré et cible des produits selon le genre de la personne dans un monde bêtement binaire : les madames qui aiment le rose et les parfums fleuris d’un côté, et les messieurs qui préfèrent les couleurs foncés (et qui passent leur temps libre à récurer le barbecue, une bière froide pas trop loin). Une tendance non seulement ridicule, mais qui désavantage parfois les femmes, qui peuvent payer plus pour le même produit. Ce n’est pas non plus comme si les hommes avaient des besoins totalement différents de ceux des femmes pour se laver, se crémer, se raser et s’exfolier.

Est-ce qu’il existe des recettes secrètes dont seul l’épiderme de la gent masculine pourra profiter? Bien sûr que non! La différence majeure, elle réside dans l’odeur du produit. Pour les hommes, les parfums seront forts et boisés, alors qu’on associera les effluves florales aux dames. Scoop: vous pouvez aimer les odeurs que vous voulez, peu importe le genre auquel vous vous identifiez. À une époque où la notion de genre défini à la naissance est de plus en plus remise en question (avec raison), je propose qu’on abolisse tout simplement ce type de stratégie marketing.

D’ici là, je vais continuer à me laver avec un savon aux conifères, et mon copain barbu va utiliser sa crème à la fleur d’oranger. Parce que ça sent bon pour tout le monde, tout simplement!

Les crèmes antirides - cachez ces lignes méprisables

Ah, les crèmes antirides! La première question qui me vient à l’esprit est: mais pourquoi est-ce que ça existe? Les rides ne sont pas un problème cutané et, aux dernières nouvelles, ne sont pas douloureuses. Tout le monde finit par en avoir. Alors pourquoi tout le monde semble vouloir s’en débarrasser? Tout simplement parce qu’on nous répète depuis des décennies que c’est dont bien laitte, une face de femme ridée. Étrangement (hum), on trouvera ça plutôt charmant chez les hommes, ça leur donne tellement de caractère et de sagesse.

Loin de moi l’idée de pointer du doigt les personnes qui ont recours à ce type de crèmes ou à des traitements de Botox, même dans la vingtaine. S’ils permettent à des gens de se sentir mieux dans leur peau, je serai la première à m’en réjouir. Je me questionne toutefois sur la source de ce malaise autour du vieillissement. Ma colère vient du message sous-jacent que les compagnies susurrent de manière à peine subtile, soit que les rides sont une chose absolument hideuse qu’il faut faire disparaître à coup de crème repulpante… et onéreuse.

Mon message n’est pas de dire qu’il suffit simplement d’accepter les signes du temps dans notre face. C’est loin d’être aussi simple. Pas facile d’apprécier des traits physiques qu’un système nous force à considérer comme étant disgracieuses. Aussi longtemps qu’on percevra les femmes plus âgées de manière péjorative, il y aura toujours une compagnie pour nous faire croire qu’on serait dont plus jolies avec une face lisse.

Les produits à usage unique - la beauté pour remplir les poubelles

Parfois, j’imagine certaines réunions d’employé(e)s de compagnies de cosmétiques.

Patron: - OK, tout le monde, il faut trouver des idées pour suremballer nos produits et gaspiller le plus de ressources possibles.

Employée 1: - On pourrait faire des masques pour le visage avec des ingrédients potentiellement toxiques, utilisables une seule fois et jetables!

Employé 2: - Encore mieux, on devrait les emballer individuellement dans un sachet de plastique!
Le stagiaire ambitieux: - Les sachets pourraient être impossibles à recycler et s’accumuler dans les dépotoirs.

Patron: - EXCELLENTE IDÉE!

The X Files Sigh GIF

 L’industrie des cosmétiques (et des collations emballées) ne manque pas d’idées pour se renouveler et inventer des produits qui défient parfois la raison. Qu’il s’agisse de masque pour le visage en tissu qu’on jette après dix minutes, des bandes pour enlever les points noirs ou de patchs pour le contour des yeux, ces petits déchets en devenir pullulent depuis plusieurs années sur les tablettes.

En incluant les ustensiles, les verres à café et les emballages alimentaires, les produits à usage unique sont un fléau environnemental et représentent une grosse partie des déchets qu’on retrouve dans l’océan.

Encore une fois, le but n’est pas de juger les gens qui achètent ces produits, mais de dénoncer les compagnies qui offrent ces déchets en devenir. C’est bien beau, les efforts individuels pour limiter son empreinte environnementale, mais les vrais changements ne pourront se faire sans l’apport des entreprises, encore plus des multinationales. Et lorsque celles-ci se mettent à faire du greenwashing, ça devient encore plus mélangeant lorsque vient le temps de passer à la caisse.

Malgré ce constat plutôt déprimant, tout n'est pas sombre dans l'univers des cosmétiques: les tests sur les animaux ont de moins en moins la cote (avec raison) et l'émergence des petites compagnies locales et plus écoresponsables proposent des alternatives de plus en plus accessibles.

En attendant, gens de marketing, j'attends vos changements avec impatience.

Stéphanie

Photos: Pixabay et Pexel


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